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L'histoire:

Après une longue attente, Steve Rush a gagné son pari: devenir une étoile de la lutte professionnel.
Son parcours semé d'embûches l'a obligé à quitter l'Abitibi, pour se rendre aux Centre du Québec.
Récit d'une belle histoire. 

Celui qu'on surnomme Steve Rush n'adhère pas au système des promotions de lutte ni à tout ce qui s'y rattache. Pourtant, il est présentement une des plus grandes vedettes de la lutte professionnel. "Il a une présence et une personnalité qu'aucun autre lutteur ne possède actuellement", dit de lui Kona, son ancien partenaire en équipe à la défunte C.C.W. Steve Rush a le vent dans les voiles, et ce n'est visiblement que le début... En quelques mois seulement, il a réussi ce que les meilleurs lutteurs n'accomplissent qu'après de nombreuses années de carrière.

Steve Rush et Kevin Martel"C'est un surdoué", affirme Kevin Martel, un de ses plus proches ennemis. Il a une façon absolument extraordinaire de séduire la foule.
Un exploit lorsqu'on sait qu'en septembre dernier il effectuais un retour à la compétition après une absence de près d'un an. "En fait, c'est un grand privilège, commente Rush, car il y a beaucoup de lutteurs que j'admire qui n'ont pas eu ce genre de consécration.

Sa nomination aux Rings d'Or comme lutteur Québécois de l'année lui a permis d'exaucer son rêve d'enfance: devenir une étoile de la lutte professionnel au Québec. "Même si je n'ai pas gagné, ça été un grand honneur d'être en nomination, dit-il. Beaucoup de  grands lutteurs n'ont jamais reçu cette marque d'estime."

 Belle réussite en effet  pour cet homme originaire de Val-d'or, en Abitibi qui a quitté sa région dès l'âge de quinze ans pour aller vivre à Montréal afin de suivre des cours de lutte. Son père, Yvan est mineur, et sa mère, Léna, ménagère. Tous deux ont tenter de le décourager, après une multitudes de discussions avec ses parents qui n'était vraiment pas d'accord de voir leur fils devenir lutteur. Rush pris finalement l'autobus en direction de Montréal avec la ferme intention de devenir lutteur professionnel.

Les Loisirs St-Jean Baptiste

Pat GirardMais ce ne fut pas facile pour le jeune homme de s'inscrire à l' école de lutte de M. Pat Girard. Ce dernier, au départ, refusa l'accès à Rush prétextant un trop grand nombre de participants, et qu'il était trop jeune encore pour s'inscrire. Deuxième tentative à l'automne,
Rush essuya un autre refus.

Le dimanche 27 avril 1986, Rush se présente à nouveau devant Pat Girard, pour lui demander, encore une fois, de lui laisser la chance de lui montrer son savoir faire pour son 16e anniversaire. Girard dit alors à Rush: " tu sais même pas lutter !!!!" Rush rétorqua que oui, qu'il avait appris ailleurs dans une école de lutte de l'Ontario, mais il mentait !!! Girard lui indiqua le chemin pour le vestiaire, et lui fit faire un match de lutte.

Rush reçu une leçon de lutte et une correction du tonnerre par un dénommé Pierre Bolduc, qui à ce moment, était culturiste et lutteur. Après ce match désastreux, Pat Girard se présente dans le vestiaire et va trouver Rush en lui disant: "tu sais pas lutter jeune homme...  je veux te voir tous les mercredi soirs pour l'entraînement."Et voilà !!! le rêve était maintenant réalité.


Quand on lui rappelle qu'il est considéré comme un des lutteurs les plus doués de sa génération, "La lutte est sans aucun doute mon plus grand moyen d'évasion, explique t il. Lorsque je lutte, j'oublie tous mes soucis et j'ai l'impression d'être sur une autre planète. C'est beaucoup mieux que d'aller consulter un psy!" 

Rush ne manque jamais une occasion de se produire en public, que ce soit avec la C.W.C., C.C.W.,ou les autres fédérations. "Le jour où on me lancera des tomates et on m'insultera durant mes matchs, j'arrêterai tout, dit-il. Pour le moment, je lutte le plus souvent possible et tant que les gens acceptent de m'écouter."

Si ses prestations dans l'arène ou au micro lui valent des centaines de fans même dans son rôle de méchant de l'arène, il ne cache pas qu'il est lui-même un grand admirateur. Il dit par exemple de Richard "Le Magnifique" Charland : «C'est l'un des grand lutteurs au Québec et également mon idole de jeunesse. C'est une véritable légende.» Il rêve de lutter avec lui en équipe au moins une fois.


Le précieux soutien de Henri Dostie

Steve Rush éprouve également une vive admiration pour HenriHenri Dostie Dostie, C'est lui qui lui a permis de réussir dans le monde de la lutte. "C'est la seule personne qui m'a véritablement aidé, avoue t'il. Il a fait beaucoup de choses pour moi, et je lui en suis extrêmement reconnaissant."
Dostie et Rush se sont rencontrés en 1990. depuis Henri n'a cessé de recommander Rush à ses amis promoteurs. et le lutteur n'hésite pas à dire que c'est grâce à lui s'il n'a jamais manqué de travail. Henri est décédé le 5 novembre 2000 et je ressent encore une lourde perte.

Une réputation de bad boy

Malgré le soutien de ses amis lutteurs, Rush éprouve quelques difficultés à cause de sa réputation, pas toujours resplendissante. Il est reconnu pour son arrogance et sa rudesse dans le ring et son image en prend parfois un coup. Il faut dire que depuis son arrivée à Drummondville il à toujours jouer les méchants de l'arène.
"Certaines personnes se font une fausse idée de moi, je ne suis pas arrogant mais tout simplement obstiné.